la bouteille à l'encre n° 15

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LETTRE  D'INFORMATION  DESTINEE  AUX  QUELQUES  DIRECTRICES  ET  DIRECTEURS  D'ECOLE DE  7 A 77 ANS,  ENVISAGEANT  OU NON  DE  SE REGROUPER SOUS  PEU

N° 15 - Diffusée  à  3648 écoles  sur 44 départements  et 4 pays- 16 Mai 2001

LA BOITE A LETTRES DE DJACK

Pour  l'envoi d'emails du 7 Mai, nous avons dépassé les 300 expéditeurs déclarés (mais d'autres l'ont sans doute fait sans me le signaler). Sur son efficacité, deux éléments:

j'ai expédié mes messages le matin, de mon école, mais seulement à deux des trois destinataires, j'avais en effet oublié celle du vaguemestre. En rentrant chez moi, j'ai envoyé ce dernier courrier vers 19h 30. En retour,  je recevais un message d'erreur qui m'avertissait que "the mail-box storage allocation is exceded", ce qui, traduit de mes vieux souvenirs d'anglais, doit donner à peu près: "la boite aux lettres est plus que pleine"

Côté saturation, cela a donc bien marché.
Côté impact, un "hasard" curieux; nous avions écrit à l'Inspecteur d'Académie des Bouches-du-Rhône, le 9 Mars, après la création du G.D.I.D. Nous lui demandions rendez-vous pour lui expliquer notre action.

Depuis cette date, aucune réponse de l'IA...
Le 7 Mai, coincidence, un coup de fil de l'IA nous accordait ce rendez-vous pour le mercredi suivant. Lors de ce rendez-vous est revenu plusieurs fois sur le tapis des questionnements sur notre existence inter-départementale et notre utilisation d'internet.

On envisage donc une suite pour bientôt, sous forme de "chaîne internet". A suivre dans le n° 16...

 

"L'UNIVERSITE DE PAQUES" DU G.D.I.D.

 

                Une première dans notre association: se réunir entre collègues pendant toute une journée de vacances pour mieux préciser nos idées d'un statut de l'école et d'un statut original de la direction d'école. Ces idées ne sont que des propositions soumises au débat,  à l'intérieur du G.D.I.D. et à l'extérieur, par "la bouteille à l'encre".

                La décision finale sera prise par l'A.G. du G.D.I.D. du mois d'Octobre. D'ici là, chacun peut donner son avis, critiquer, amender, préciser, contreproposer, etc... Ces textes envoyés par email ou sur papier seront intégralement diffusés par les prochains numéros.

 

STATUT DE L'ECOLE

 

                Nous avons choisi de débuter par ce point, pensant que le type de structure retenue déterminait les missions et les définitions d'un statut des directeurs d'école. L'accord allait de soi sur la nécessité de la création de ce que nous avons nommé "E.P.E. 1° Degré" (Etablissement Public des Ecoles).
                L'Autonomie Budgétaire de telles écoles en constitue l'un des socles.

La notion de Personne Physique seulement a été mise en avant; nous craignons en effet un statut de personne physique et morale qui démultiplierait les tâches et les charges de travail (par exemple, de devoir gérer bulletins de salaire et formations des aides-éducateurs). Se restreindre à la notion de Personne Physique permettrait l'autonomie budgétaire et limiterait les contraintes administratives.

Un E.P.E. 1° Degré implique une taille raisonnable, "humaine". Ces établissements devraient compter un effectif maximum de 250 élèves.

Pour éviter un système à deux vitesses (E.P.E. et écoles, trop petites,  sans statut E.P.E.), des regroupements paraissent utiles : ont été cités les R.P.I., en milieu rural, qui pourraient (idée à débattre) se retrouver dirigés par un seul directeur demi-déchargé, ainsi que l'intérêt, pédagogique et administratif, d'un regroupement entre maternelle et élémentaire d'un même groupe scolaire.

La mise en place des E.P.E. conduirait ainsi à une réduction sensible du nombre des directeurs d'école.

Tout E.P.E. bénéficierait, pour les directeurs d'école, de temps de décharge et d'une aide administrative, par la création de secrétariats. Ces secrétaires pourraient être soit des aides-éducateurs spécifiques, soit de nouveaux personnels administratifs relevant de la fonction publique

Les E.P.E. resteraient propriété des communes et garderaient en partie un caractère communal: resteraient ainsi à charge des communes travaux et entretien des batiments, personnels de service (ATSEM et primaire), restauration scolaire...

Un budget spécifique serait alloué à chaque école, budget dont le montant minimum serait fixé par décret afin d'éviter les trop grandes disparités. Ce budget permettrait la gestion directe par les E.P.E. des projets pédagogiques, des frais de fonctionnement de l'école, des achats de mobilier, des commandes scolaires.

L'intervention des agents comptables des collèges dans la gestion, la tenue et le contrôle du budget des E.P.E. a été envisagée.

 

STATUT DE LA DIRECTION D'ECOLE

 

Plutôt que "chef d'établissement", nous avons préféré retenir, par souci de clarté, l'expression

" Directeur d'Etablissement Public des Ecoles".   L'essentiel des travaux de la journée ayant porté sur le statut de l'école, nous avons prévu de reporter l'étude de ce statut de la direction à "l'Université d'été".
                Pour autant, un débat contradictoire (et très animé) a été mené sur la relation entre classe et direction, rôle d'enseignant et travail de directeur. Entre instit. avant tout, chargé de la direction d'une école et directeur à plein temps, totalement déchargé, la gamme est vaste et les perceptions de notre travail, nombreuses. A la crainte d'une coupure avec l'enseignement et l'équipe pédagogique, d'un rôle uniquement administratif, s'opposait le souci d'une réelle reconnaissance de notre métier, en dehors de son caractère enseignant.

 Ressurgissait ainsi le vieux débat entre enseigner et éduquer.

                Une synthèse s'est dégagée sur l'idée qu'il fallait garder l'une de nos missions actuelles, l'animation pédagogique  de l'école. Mission impossible pour qui n'est jamais en contact avec les élèves...
                A cette responsabilité de l'animation pédagogique de l'établissement, doit donc s'adjoindre la réalité d'une "mission et d'un travail pédagogique", définis ainsi dans le statut des directeurs.

                Cela permettrait aussi bien de conserver le lien avec la classe, que d'envisager, hors contexte classe, la prise en charge de groupes d'élèves, dans le cadre des projets de l'équipe pédagogique et/ou du Projet d'Ecole.

                Autre point mis en avant: un statut de la direction d'école ne serait pas antinomique avec l'existence, ici ou là, de directions collégiales. Qu'il s'agisse d'expériences locales ou de groupes plus structurés -écoles Freinet-  cela relèverait d'un type de fonctionnement interne différent, non d'une "autre école".

               

 

ON M'ECRIT...

 

A ce jour, "la bouteille" n'a reçu que 28 demandes de désabonnement. Certaines étaient sybillines, d'autres plus détaillées, toutes restaient correctes. Il fallait bien une exception; la voici:

"Cher Monsieur,
Je trouve scandaleux le fait de retrouver l'adresse de notre école associée à cette liste. Ceci pourrait lui porter préjudice par rapport aux responsabilités que nous exerçons avec certains collègues. Je me réserve le droit de porter plainte si une rectification destinée aux membres de la liste ci-dessus et précisant notre non-appartenance à votre
mouvement "La bouteille à l'encre" n'est pas faite.

En outre, je vous prierai de cesser tout envoi à notre adresse."

On ne dira pas, par charité chrétienne (?), le nom et l'adresse de ce cher collègue; on taira, par charité laïque (!) la réponse qu'il a reçue...

ON NOUS ECRIT...

 

Tout ce qui est écrit depuis le premier numéro est intéressant et révélateur (s'il était encore besoin) des difficultés rencontrées par les directeurs dans les écoles. Toutefois, il me paraît indispensable de ne pas tomber dans le piège qui consiste à se séparer des collègues des équipes pédagogiques. Or, structurer les revendications des directeurs d'écoles seulement entre directeurs reviendrait à montrer que au sein des écoles, il existerait une sorte de responsable (le directeur) seul face à l'adversité générale. Tous les enseignants des écoles doivent intervenir ensemble pour faire évoluer la fonction de chacun dans un sens coordonné. Pour cela, il existe déjà des organisations syndicales dont le "pouvoir" de négociation face à l'Etat ne dépend que de leur nombre d'adhérents. Le SNUipp dans la FSU représente une force de cohésion qu'il convient de ne pas affaiblir par des actions parallèles. Il est donc important d'informer tous les collègues de ces revendications par la voie des concertations, transmises aux Conseils Syndicaux Départementaux. Ces concertations, au sein des écoles ou en réunion de sous-sections ou encore lors des demi-journées d'information syndicale doivent contribuer à faire avancer l'école toute entière. Dans les Hautes-Alpes, cette discussion fonctionne bien avec le SNUipp. Là où les délégués syndicaux ne sont pas assez dynamiques, il faut les changer et relancer la concertation dans la FSU qui a déjà fait ses preuves et qui ne demande qu'à recevoir des appuis supplémentaires.

Dominique PONCET  05 BRIANCON

En commentaire: n'étant pas syndiqué, il ne m'appartient pas de commenter votre appréciation de votre syndicat. Pour le reste, il me semble que vous avez tout à la fois tort et raison.

Raison lorsque vous évoquez la nécessité de coordonner les évolutions des différentes fonctions exercées dans l'école. Tort lorsque vous parlez d'un risque de structurer, entre directeurs d'école, les revendications des directeurs d'écoles. Ce n'est pas un risque, mais une obligation démocratique.
Quand au statut, à l'heure où tous les syndicats, unanimes, revendiquent un Statut des Psychologues Scolaires, un Statut des Aides-Educateurs, soutiennent Infirmières , Intermittents du Spectacle et Sages-Femmes dans leur lutte pour un Statut, j'ai du mal à comprendre pourquoi cela ne serait pas possible pour nous, pauvres directeurs (avec minuscule).

  

Bonjour Thierry
Je partage ta réponse (n°4) et ne partage pas celle ci après: "C'est du temps et une revalorisation financière qu'il nous faut..." Bernard RACANIERE Directeur de l'école élémentaire de GRILLON (Nord-Vaucluse) Secrétaire général"
Du temps oui, pour l'équipe, pour un partage des tâches, pas pour une personne qui peut se l'utiliser à sa convenance, "bonne ou mauvaise".
Quand à l'argent, on dirait que les syndicats (et ceux qui y font "prose élitisme") acceptent qu'il soit  inégalitairement réparti: plus d'argent à ceux qui ont déjà plus de temps. Plus l'école est grosse, plus on a de
décharge, de moyens, plus on est entendu, "respecté" par les notables,  plus l'indemnité monte, et plus on a les moyens de se désinvestir des soucis quotidiens.
Où est-elle la devise égalitaire républicaine? Et celle de l'égalité sociale qui dit qu'il faut "donner plus à ceux qui ont moins"? Notre rôle est-il de reproduire ce type de hiérarchie? Je ne le pense pas. Voilà 5 ans, j'ai aussi été dur dans l'action, (...) et j'ai eu l'impression que le peu de choses obtenues l'étaient pour les plus gros directeurs (l'adjectif fait référence à la taille de l'école, jusqu'à ce que quelqu'un démontre une corrélation entre les deux...)

Jean Casado, de Passy (Haute savoie) ex directeur de maternelle à 3 cl, de prim à 7 cl, peut-être de nouveau futur dir de prim. ancien ZIL, TR, instit de perf, d'adapt, ancien du Val de Marne, des Hauts de Seine, ancien syndicaliste, militant d'1 tas de trucs c'est à dire peut-être citoyen (un peu)
Et ancien dir de CVL où l'on ne faisait pas que de la garderie. Pensons à ceux qui dans d'autres structures ont des tâches similaires aux nôtres et bravo à tous!

Jugeons, peut être, mais ne condamnons pas. N'oublions pas "l'effet papillon". On ne peut tous être de grandes rivières. Laissez-nous aussi n'être que d'humbles rûs et  garder voix au chapitre.
En réponse: c'est bien au nom du même idéal républicain que nous défendons l'idée d'un statut de l'école en tant qu'Etablissement Public. Pour en finir avec toutes ces différences de traitement entre grosses et petites écoles, communes riches ou pas, écoles rurales ou urbaines, etc...


ON VEUT ECRIRE...

 

Pour toute contribution, réflexion, condamnation, constatation, approbation et autres,

l'adresse de "la bouteille à l'encre ":    mailto:thierryfabre@worldonline.fr

 

 

J'AI DES IDEES

Pour un statut original de la direction d'école ,

 pour un statut d'établissement public du 1° degré

LE G.D.I.D.  (GROUPEMENT DE DEFENSE DES INTERETS DES DIRECTEURS)

Pour nous rejoindre dans cette association....

par courrier  retournez ce bulletin à : Ecole primaire de La Barasse, Bd Lucien Margaillan, 13011 Marseille

par email  comportant  les mêmes indications  adressé à mailto:thierryfabre@worldonline.fr

Le montant de l'adhésion  (100 F) est à envoyer par courrier à : Ecole Castel Joli,  Danielle LESSI,  6, Av. de Castel Joli, 13010 Marseille (chèque à l'ordre de "G.D.I.D.")

G.D.I.D. / BULLETIN D'ADHESION

Nom:        ....................... Prénom:        .................................

 Adresse:.....................................                        Code Postal:        .........               Ville: ..........................

 Ecole ( Nom et Adresse): ...........................................................................................

q       Directrice / Directeur en exercice,  y compris les collègues adjoints faisant fonction

q       Directrice / Directeur retraité 

q       Adjoint ayant fait fonction pendant au moins un an

Facultatifs, mais bien utiles: tél. , fax , email :                 ......................................................

SI ON N'EST PAS UN DE PLUS, ON SERA PAS UN DE MOINS ...

 

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