la bouteille à l'encre n° 26
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LE
BEAUJOLAIS NOUVEAU EST ARRIVE, CE NUMERO DE "LA BOUTEILLE" AUSSI...
FAUT-IL
Y VOIR UN SIGNE ?
Diffusée
à 7225 écoles
sur 59 départements et
5 pays
N°
26 - 25 NOVEMBRE 2001
SITE
OUAIBEU
une
adresse à retenir puisqu'il s'agit de celle du site de notre association. Aux
amateurs de sites clos et intangibles, toutes nos plates excuses. Celui-ci,
volontairement, n'est pas achevé...
En
effet, plutôt qu'un produit clefs en main, sur lequel il ne reste plus qu'à se
déterminer en choix formels: "J'aime - J'aime pas...", nous préférons
le chantier permanent et la possibilité offerte à chaque collègue, qu'il soit
ou non membre du G.D.I.D., d'y participer.
Adoncques, si vous avez textes, infos, formulaires tout prêts, avis, textes de
lois analysés ou à soumettre à analyse, témoignages, paroles à prendre dans
le "Forum", ce site est votre. Il vous suffit pour cela d'écrire à
l'un de ses deux "ouaibeumaistres" aux adresses suivantes:
Régine
Prosperi mailto:p_regine@yahoo.fr
Jacques
Risso mailto:jrisso@free.fr
COMPTE-RENDU
DE L'ENTRETIEN DU G.D.I.D. AU MINISTERE
Pour
céder un peu au bon vieux culte de la personnalité:
De
gauche à droite: Yves Joviado, Thierry Fabre, Sophie Veyrat-Cotte, Alain Rei,
Didier Desgrois
A
la croisée de la troisième fenêtre, caché derrière la tenture: Jack Lang
A
l'origine de cet entretien, un dossier qu'un collègue, membre de notre
association avait pu remettre au Ministre lors d'un colloque sur l'Education.
Une semaine après, le Ministère nous contactait pour nous informer qu'à la
demande de Jack Lang, Mr Villain, Conseiller auprès du Ministre pour le 1°
degré, souhaitait recevoir une délégation de notre association.
Compte tenu que nous sommes très bêtes, nous avons pris l'habitude, au
G.D.I.D., de nous réunir en dehors de heures de travail. On a donc persisté en
demandant à être reçus durant les vacances de Toussaint. La délégation était
composée d'Alain Rei (Mat. Fonscolombe - Marseille), Yves Joviado (Elem. Galilée
- Montpellier), Sophie Veyrat-Cotte (Elem. Peysonnel - Marseille), Didier
Desgrois (Mat. Martégaux - Marseille) et Thierry Fabre (Elem. La Millière -
Marseille).
Nous
avons profité par ailleurs de ce voyage à Paris pour rencontrer Chantal
Laffont, Présidente de l'Association des Directeurs d'Ecole de la ville de
Paris (A.D.E.75) afin de jeter les bases d'un travail en commun.
L'entrevue
au Ministère, prévue pour 45 minutes a duré en fait près de deux heures. Mr
Villain y était assisté de Mme Dupuis (DESCO).
Mr
Villain a introduit les débats en précisant le caractère exceptionnel
d'une telle rencontre, puisque c'était la première fois que le Ministère
recevait une association de directrices et directeurs d'école. Pour notre part,
nous avons présenté le G.D.I.D. et ses objectifs d'un statut d'Etablissement
Public des Ecoles (E.P.E. 1° degré) et d'un statut original de la Direction
d'école. Nous avons insisté sur ce dernier point, sur l'idée que nous ne
souhaitions pas qu'un tel statut prenne valeur hiérarchique auprès de nos collègues
adjoints.
En réponse aux questions de Mr Villain, nous avons exposé les différences
entre notre association et les syndicats enseignants et précisé que nous
ne voulions pas nous substituer à eux, mais bien les compléter sur les
questions de la Direction d'école.
Nous
avons ensuite exposé de façon plus précise nos propositions d'E.P.E.
et les regroupements d'école possibles dans ce cadre. Mr Villain a souligné la
position du Ministère selon laquelle le nombre important de petites écoles
(32.000 écoles à moins de 4 classes) rendait impossible l'attribution de temps
de décharge (8.000 postes à son avis). Pour notre délégation, le fait de
refuser de créer ces 8.000 postes budgétaires pour les décharges, pourrait
laisser, à terme, 8.000 écoles
sans directeurs. Si le G.D.I.D. n'est pas opposé au principe de regroupements
d'écoles, sur lesquels nous avons évoqué plusieurs propositions (développement
des R.P.I., regroupement maternelle et primaire au sein d'un même groupe
scolaire, etc...), notre association souligne que cela doit se baser sur un volontariat
des équipes pédagogiques.
Nous
avons enfin précisé à Mr Villain les trois mesures nous paraissant
prioritaires et susceptibles de dépasser les blocages actuels:
q
création
d'un groupe de travail
et de réflexion sur l'évolution de la direction d'école, groupe de travail
associant Ministère, syndicats et G.D.I.D.
q
participation
du G.D.I.D. aux négociations
futures sur la direction d'école
q
consultation
organisée par le Ministère,
à l'attention des seuls directrices et directeurs d'école, afin qu'ils
puissent mieux exposer leurs besoins et leurs revendications.
Mr
Villain a conclu cette réunion en réaffirmant l'intérêt du Ministère pour
notre démarche et nos propositions et en indiquant que d'autres rencontres
seraient possibles...
"Et puis, on est revenus à pied..." (Jacques Prévert)
La
délégation du G.D.I.D.
|
|
ON
S'ECRIT...
(et
l'on précise, au risque de lasser: les avis exprimés dans ces textes sont
librement repris, sans aucune censure et reflètent les opinions de leurs seuls
auteurs. Pour ce qui est de notre association, ses textes sont signés "G.D.I.D.",
comme il se doit...)
En
réaction à la contribution de C. Fourgeaud (n° 25) :
Cela ne fait que trois ans que je suis directeur. Au début j'étais
farouchement contre un statut des directeurs. Avec le temps, je me demande si il
ne faut pas évoluer un peu.
En
prenant en compte toutes mes
responsabilités que l'on nous met sur le dos, nous avons des
responsabilités identiques aux principaux de collèges, on nous demande de
signer des tas de documents en tant que directeur... mais nous n'avons pas de
reconnaissance.
Il
en est pourtant une de fait: lorsqu'un représentant, une personne extérieure
à l'école se présente, elle demande... le directeur!
Nos
collègues sont les premiers à ne pas vouloir prendre de telles
responsabilités (je pense aux autorisations de sortie). Alors, changer de
statut, je pense qu'il va falloir y arriver.
Par
contre, je suis dans le doute encore en ce qui concerne la création des EPE,
j'avoue ne pas être encore convaincu. Il va falloir développer d'autres
arguments.
J'ai
un peu peur de ne plus avoir la possibilité de prendre des groupes d'enfants,
de me couper des mes collègues. Prendre la responsabilité du budget, c'est
bien tentant mais je ne crois pas avoir la formation adéquate. Il y a tout de même
d'assez gros risques, non? Est-ce que ce ne sera pas la possibilité de
retrouver des abus de pouvoir ?
Cela dit, je vais laisser le questionnaire dans la salle des maîtres,
juste pour voir quelle vont être les réactions
Bon courage pour la suite.
patrice PIGNOLET Ecole spécialisée E. COTE
93220
Projets
pour l'école
Tout
d'abord il faut régler le problème du statut de l'école qui
n'a pas évolué depuis un siècle.
Le
rapport PAIR est une bonne base de
discussion.
Ensuite,
il faut un statut
du directeur d'école différent pour celui qui s'occupe de la partie
administrative et de la gestion
financière pour un réseau d'une trentaine de classes élémentaires et
maternelles, de celui qui a en charge l'animation
pédagogique, qui mobilise les énergies des enseignants comme
peut le faire un conseiller pédagogique.
La
mutualisation des ressources tant humaines que matérielles nécessite un
responsable rémunéré pour cela : un chef
d'établissement
L'école
primaire a besoin d'une révolution totale :
-
1 - Création de réseaux d'écoles d'environ 30 à 40 classes
maternelles et élémentaires correspondant aux Communautés de Communes ou
Communauté urbaine ou district de Collège.
-
2 - Ces réseaux structurés en EPLE seront gérés par un chef
d'établissement pour la partie administrative, financière,
relationnelle, de communication et par un
animateur pédagogique organisant et structurant les projets pédagogiques
du réseau.
-
3 - La gestion
financière sera supervisée par un conseil
d'administration. Les moyens financiers seront fournis par la Communauté
de Communes ou urbaine.
-
4
- Les chefs d'établissements recevront une formation administrative et
formeront un nouveau corps.
-
5 - Les directeurs pédagogiques seront recrutés en fonction de leurs
aptitudes personnelles et assimilés aux Conseillers pédagogiques.
Ces
EPLE en réseaux devront également
:
-
posséder une structure de secrétariat
-
avoir un RASED étoffé (5 personnes : un psychologue, 2 maîtres E 2 maîtres
G)
-
des aides éducateurs en nombre suffisant en fonction des situations
locales.
-
avoir la responsabilité de la gestion des ZIL rattachés.
-
avoir une infirmière responsable attachée au réseau.
Les
nominations des enseignants se feront sur
profil de poste en fonction du projet
d'école ; ainsi chaque réseau pourrait être pourvu :
-
d'un enseignant administrateur réseau pour les TICE
-
d'un enseignant chef de chœur pour les chorales
-
d'une équipe d'enseignants pouvant enseigner les langues
-
d'un enseignant animateur USEP
Actuellement
la situation n'est plus à décrire et tout le monde est conscient que les différentes
tâches de direction ne peuvent plus être assurées par une seule personne.
dominique.maset@wanadoo.fr
directeur de l'école élémentaire Victor Hugo
41110 Saint-Aignan
En
commentaire: ce texte s'accompagnait de tableaux récapitulatifs de nos tâches,
reprenant et développant celui réalisé par Alain Besse, de Salbris (41) et
paru dans le n°13. Ces tableaux seront prochainement installés sur le site du
G.D.I.D.
POSITIVONS
UN PEU...
pour
sortir un peu du cadre "internet", il faut signaler qu'il est d
'autres lectures que celles d'écrans: cela pour signaler qu'il existe une
excellente revue, les "Cahiers Pédagogiques".
Ce
n'est pas extrêmement cher à l'abonnement (475 Fr). On peut aussi commander à
l'unité les numéros qui intéressent plus particulièrement ( adresse http://www.cahiers-pedagogiques.com
). C'est bien fichu, varié et écrit dans une langue qui évite le jargon
philo-socio-pédagogique, ce qui n'est pas plus mal. Celui d'Octobre-Novembre
2001, le n°397-398, comporte ainsi un dossier "Changer l'école
primaire" qui offre pas mal de pistes de réflexion, dont un excellent
article d'un collègue du Mans, sur la réalité et les difficultés de son
travail
LES
ARCHIVES DE "LA BOUTEILLE"
Les
25 numéros déjà parus sont consultables sur le site de l'école de La
Bastidonne (Vaucluse) et sur celui du G.D.I.D. On peut accéder aux deux par la
même adresse www.gdid.org
LE
G. D. I. D. ( GROUPEMENT
DE DEFENSE
DES INTERETS
DES DIRECTEURS )
Pour
nous rejoindre dans cette association....
par
courrier: retournez
ce bulletin à : G.D.I.D. 106,
Chemin du Vallon des Escourtines, 13011 Marseille
ou
par email: comportant
les mêmes indications adressé
à mailto:thierryfabre@worldonline.fr
(Le montant de l'adhésion est
de 100 F - chèque à l'ordre de "G.D.I.D.")
G.D.I.D.
/ BULLETIN D'ADHESION
Nom:
.......................
Prénom:
.................................
Adresse:.....................................
Code
Postal:
.........
Ville: ..........................
Ecole
( Nom et Adresse):
..........................................................................................
Facultatifs
(mais bien utiles) Tél. Fax Email: ..........................................................
q
Directrice
/ Directeur en exercice, y compris
les collègues adjoints faisant fonction
q
Directrice
/ Directeur retraité
q
Adjoint
ayant fait fonction pendant au moins un an
SI
ON N'EST PAS UN DE PLUS, ON SERA PAS UN DE MOINS ...
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