la bouteille à l'encre n° 5

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LETTRE D'INFORMATION A TIRAGE PARTICULIEREMENT ALEATOIRE, DIFFUSION UN PETIT PEU MOINS CONFIDENTIELLE ET CONTENUS TOUJOURS MULTIPLES DESTINEE AUX QUELQUES DIRECTRICES ET DIRECTEURS D'ECOLE DE CE PAYS N'ENVISAGEANT PAS ENCORE DE DEMISSIONNER

N° 5

Diffusée à 1064 écoles

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D'encrier limité aux seules Bouches-du-Rhône, la "Bouteille" prend de l'ampleur: 1064 écoles, réparties sur 13 départements, reçoivent aujourd'hui ce cinquième numéro; sans prétendre au Jéroboam, voila qui rassure pour une initiative au départ hasardeuse, sans nulle assurance de ces retours, échanges, questionnements qui en font, à mon sens, sa richesse...

Quelques rappels pour en améliorer son fonctionnement:

- "La Bouteille à l'Encre" est copiable, recopiable, photocopiable et diffusable à volonté auprès de tous vos collègues, plus particulièrement envers ceux qui n'ont pas internet dans leur école. Il y en a quand même beaucoup.

- Toute nouvelle adresse électronique à rajouter, qu'elle soit d'école ou personnelle, est la bienvenue. Une de moins à rechercher. Par ailleurs, si vous préférez recevoir la "Bouteille" à domicile plutôt qu'à l'école, il vous suffit de le signaler.

- Enfin, pour répondre aux questions sur la "ligne politico-éditoriale" de la "Bouteille", sachez que sur Marseille, nous sommes nombreux à défendre l'idée d'un statut de l'école et d'un statut de la direction d'école. Je comptais l'évoquer dans le n°4, à titre personnel, mais nous sommes actuellement embringués dans des actions auprès de la Mairie de Marseille qui laissent peu de temps à l'écriture. A venir donc...

- Dans l'attente de vos messages et contributions, à laisser à l'adresse suivante:

thierryfabre@worldonline.fr

Amicalement Thierry Fabre

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ON NOUS ECRIT...

Initiative interessante que la vôtre, la greve administrative est tres suivie dans le département de l'Ain .En ce qui concerne les reactions enregistrées, qu'un syndicat ou un autre soit à l'origine ou au départ de cette grève n'a, à mon sens, aucune importance. Les champions du SE dans un département peuvent être des sous-champions dans d'autres...Il faudra bien un jour mettre sur la table le réel problème du statut des ecoles...

Malgré les réserves de certains, peut-on encore aujourd'hui travailler dans les mêmes conditions que nos prédécesseurs du XIX° siècle? Peut-on aujourd'hui impulser des actions et des projets, animer une équipe avec des objectifs précis sans avoir aucune possibilité de "persuasion" de certains collègues récalcitrants, "fonctionnaires" ou aigris ou fainéants?..Peut-on continuer à faire l'autruche et à gérer des fonds de plus en plus importants à travers les coopératives scolaires ?...

L'auto-gestion, la direction collégiale des écoles ne constituent-elles pas des utopies qui permettent à l'ensemble de la profession de se voiler la face et de se faire plaisir pour éviter de se poser les véritables problèmes?...L'école de la République ne pourra relever les défis de notre temps sans cette nécessaire évolution de son statut comme de celui de ceux qui ont la responsabilité de gérer à la base cette institution.

Mais combien de corporatismes, combien de conservatismes devra-t-on dépasser pour pouvoir enfin travailler avec un peu plus d'efficacité ?Je précise que le questionnement qui est le mien ne signifie pas que j'aurais opté pour une école "libérale et autoritaire", je suis viscéralement attaché aux valeurs humanistes de l'école républicaine, mais il nous faut aborder raisonnablement de telles questions.

Cordialement, Pascal Journet

Ecole primaire Saint Denis en Bugey

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Bonjour Thierry,

Je vois que la liste de diffusion fonctionne bien et que des collègues répondent . Merci pour votre travail que les syndicats ne veulent pas faire (réflexion sur un statut de notre fonction). De plus, je pense qu'ils n'ont certainement pas la volonté de changer l'école en crise .

Je suis allé à une réunion mercredi dernier à Rousset (association "changeons l'école 13") . Voici des documents joints pour réflexions et critiques à transmettre dans ta liste de diffusion par E.mail si tu veux (pour info) .

Cordialement à Tous et à bientôt.

Didier Desgrois - Ecole maternelle Les Martégaux - Marseille

En réponse: Pas de problème pour les diffuser, si ce n'est que quelques subtilités m'échappent encore sur la création de "pièces jointes" au courriers. Dès que j'y arrive, cela part...

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Hasta la revolucion siempre (quel beau titre, nom de Dieu ! N.D.L.R.)

Salut Thierry,

Les directeurs du Sud Luberon (canton de Pertuis, circonscription d'Apt) se sont réunis le vendredi 26 janvier 2001 à l'école de la Bastidonne.

La grève administrative (très bien suivie dans le secteur) continue. Nous trouvons que ça manque d'action et sommes un peu frustrés de devoir attendre que des négociations entre Jack et les syndicats risquent, éventuellement, de, peut-être, déboucher sur un improbable accord vaseux...

Nous aimerions que le mouvement soit un peu plus nerveux et qu'on fasse un peu parler de nous dans les médias. On a envisagé de se faire suivre par un journaliste deux ou trois jours pour que ce dernier puisse enregistrer toutes les choses incroyables que nous avons à gérer en plus de nos élèves en classe. Difficilement gérable car nous ne connaissons pas de journaliste prêt à jouer le jeu à fond...Nous avons écarté l'idée d'une manifestation locale standard (il y en a eu une avant Noël dans le Vaucluse, notre effectif ne faisait pas très sérieux, nous n'étions pas cent...)

Nous proposons donc une manif nationale, avec un regroupement à Paris, pendant laquelle nous pourrions organiser une petite mise en scène du type "les directeurs d'école sont fatigués" (chacun apporterait son petit matelas de plage pour se coucher sur les Champs Elysée) "mal payés" (facile à illustrer) "en ont marre de la paperasse" etc.Tant qu'à faire, on pourrait se regrouper un vendredi.

Très important, nous demandons à tous les syndicats de faire comme nous, dans notre canton : de s'entendre au-delà des étiquettes pour lancer un mot d'ordre intersyndical.

Voilà pour les dernières nouvelles du secteur. Nous allons faire remonter l'info aux syndicats du département et de la Nation.

A bientôt,

Michel Bourbao (école de la Bastidonne 84)

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Bonjour

Et d'abord un coup de chapeau pour cette initiative formidable. Je suis toujours admiratif devant les collègues qui réussissent à trouver le temps, l'enthousiasme et l'énergie pour aider leurs collègues.

J'ai beaucoup de chance d'être directeur dans un petit village, et du coup j'ai envie de faire mon métier consciencieusement. Mais c'est peut-être le piège : j'ai pu constater qu'être instit et directeur oblige à travailler tous les jours de l'année, même le dimanche, même les vacances, si on veut faire du bon travail. Il y a toujours un rapport à faire, un projet à finir, une réunion à préparer, et le travail ordinaire de la classe qui est déjà un temps plein.

La religion imposait des contraintes si lourdes à respecter qu'elles mettaient obligatoirement le croyant en situation de péché. De même, j'ai parfois l'impression qu'il nous faut avoir tant de qualités et d'énergie que nous sommes inévitablement amenés à nous culpabiliser : <<J'aurais pu mieux faire>>.

Heureusement, il suffit de visiter les sites Internet des écoles pour constater que partout des collègues accomplissent un travail remarquable. Ceux qui imaginent les enseignants comme des fonctionnaires surpayés voletant de congés en vacances jusqu'à l'heure de la retraite n'ont qu'à aller faire un tour sur Le Net des Cartables ou La Sacoche de l'Instit ou autres Sitinstit

Bonne continuation !

Jacques Risso
rustrel@free.fr

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Bonjour

Bonne idée. Cela permettra peut-être de faire avancer les choses. Je voudrais simplement rappeler que lors de la première grève administrative il y a 5 ans environ, beaucoup de collègues autour de moi, avec simplement 1 jour ou aucun de décharge ont été les premiers à arrêter la grève après quelques mesures ou promesses qui n'étaient que de la poudre aux yeux. Cela me rend donc assez sceptique sur la motivation des collègues.

Mais cela pourra peut-être booster l'action syndicale et permettre des mesures plus radicales qui gêneraient plus l'administration que les actuelles mesures.

Directeur de 10 classes avec demi-décharge.

Salut

Ecole J. Cartier - Pessac

En guise de conclusion, un grand merci à la soixantaine de collègues m'ayant écrit et mes excuses de ne pouvoir, faute de temps, répondre à chacun d'entre eux...

 

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