la bouteille à l'encre n° 6

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LETTRE D'INFORMATION A TIRAGE  UN TANTINET  ALEATOIRE, DIFFUSION UN PETIT PEU MOINS CONFIDENTIELLE ET CONTENUS TOUJOURS AUSSI MULTIPLES  DESTINEE AUX QUELQUES DIRECTRICES ET DIRECTEURS D'ECOLE DE CE PAYS N'ENVISAGEANT PAS ENCORE DE DEMISSIONNER

N° 6

Diffusée  à  1439 écoles  sur 19 départements

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Je trouve intéressantes toutes ces réflexions sur notre métier de directeur (car c'en est un, n'est-ce pas?). Et puis bravo pour cette idée de se rencontrer sur Internet, puisque nous n'avons pas le temps autrement...

Je suis assez d'accord avec le collègue de St Denis en Bugey. Nous avons toutes les responsabilités mais aucun pouvoir. Nous sommes assis entre deux chaises perpétuellement et ce peut être épuisant. La diplomatie, la patience et la force de persuasion ont leur limite, tout le monde n'étant pas réceptif de la même façon à ces superbes qualités! Parfois on devient la poire locale...

Je ne crois pas que nous cherchions à être puissants, mais parfois, il faut pouvoir faire avancer le navire et cela demande beaucoup, beaucoup de temps à certains et d'énergie à d'autres(!) bien que la plupart des collègues soient consciencieux.

En comparant avec d'autres systèmes scolaires, (Comenius oblige) je me suis rendu compte qu'une secrétaire pouvait éviter bien des tâches rébarbatives. Cela nous rendrait à la réflexion pédagogique et même nous permettrait de venir en aide à des élèves en difficulté dans notre école puisque les RASED sont débordés...

Cette année le phénomène "liste complémentaire" est un problème supplémentaire à gérer et vous connaissez les parents d'aujourd'hui! On veut tellement qu'ils rentrent dans l'école qu'ils se mêlent de tout!

Est-ce qu'on n'est pas en train de casser "notre école" par divers moyens?

A-M Delsol - Ecole de Cessy -           Ain

 

En réponse: je me suis permis de surligner un point de ton propos qui me semble essentiel. Reste, et c'est le sens que je donne au mot de "statut",  à faire comprendre à chacun que parler de pouvoir n'est pas revendiquer l'exercice solitaire et imbécile d'un pouvoir sur nos collègues adjoints, mais simplement d'être en mesure de pouvoir faire face aux responsabilités qui sont les notres...

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Je suis très admirative de votre dynamisme et de votre énergie. Bravo !
J'ai assumé les fonctions de directrice dans un petit village de Dordogne, pendant 17 années .... et j'ai fini par baisser les bras ! Depuis 3 ans je suis redevenue adjointe et j'ai pu mesurer la différence (mon entourage proche aussi d'ailleurs ! ) :  Quelle tranquillité d'esprit !
Lorsque je lisais tout à l'heure le mot d'un collègue dans la liste de diffusion qui disait qu'il était directeur 365 jours par an, je ne peux que l'approuver ! C'est précisément cela que j'ai voulu casser en quittant la fonction : cette espèce d'emprise culpabilisante qui fait que, quoique l'on fasse, on se sent toujours coupable pour quelque chose que l'on n'a pas fait, mais que l'on aurait pu faire.En permanence, on se sent responsable d'un tas de choses qui échappent à notre maîtrise. Je me souviens d'une réflexion d'un de mes inspecteurs, il y a quelques années : il disait "Attention, plus ça va aller, plus vous allez travailler dans une tour de verre, tout le monde épie vos faits et gestes ...", et j'ajouterais, aujourd'hui, au moindre petit dérapage, on est prêt à vous lapider ! Je reconnais qu'il y a sans doute quelque lâcheté de ma part à avoir quitté le navire, mais je me suis battue pendant toutes ces années contre des moulins à vent, et .... avec le sentiment profond d'être seule.... alors j'ai laissé la place ! Peut-être votre présence à l'époque m'aurait-elle aidée à passer ce cap de ras le bol, aussi, je suis complètement avec vous et si ce modeste témoignage peut aider quelqu'un à surmonter un tel moment de crise, alors je serais ravie

.Cordialement Eliane Lécuyer (Ecole des Jalots / 24750 TRELISSAC)

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De La Grave ( bout du monde des Hautes-alpes ) spot de la poudreuse , mecque des surfeurs ,  je vous envoie un bonjour ensoleillé et vous dis bravo pour cette initiative . Instit' et directrice 3 classes je croyais être isolée : aujourd'hui plus , vous êtes là ! Merci !

 

andrée Mathonnet - Ecole Elémentaire - 05320 La Grave .

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Salut ! Ici Cathy Audinot de Grambois Vaucluse. J'ai bien reçu tes messages mais je ne suis pas habituée à internet et je ne les avais pas lus. Je suis aussi en grève administrative mais j'ai le sentiment qu'elle ne sert pas à grand chose. Que faire d'autre?

Peut-être quitter les postes de direction !

A te lire! Une directrice désabusée.?

En réponse: Quitter la direction ? Plus de 4500 collègues ont déjà fait ce choix. Cela doit bien représenter 8 à 10 % des écoles. Devinette: quel est le seul métier de toute la fonction publique qui n'arrive pas à trouver assez de candidats ? Quitter la direction ? C'est effectivement l'un des deux seuls choix nous étant offerts à terme, l'autre étant, vu les inerties syndicales, de se regrouper pour se mèler nous-mêmes de ce qui nous regarde...

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Bonjour,

Votre initiative est bien intéressante, et je prends beaucoup d'intérêt à lire les collègues.
Par contre, je suis tout à fait opposé à des fichiers attachés pour cette liste de diffusions. Nous risquerions rapidement de voir nos BAL bloquées. Si vraiment un dossier est intéressant, il faudrait pouvoir le télécharger, à sa convenance.
A la prochaine,
Nicolas Izquierdo, école de Névache (05)

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Bonjour,

 Sympa cette idée d'une amicale des dirlos...je me sentais décidément un peu isolée au fond de cette vallée de Haute-Savoie (Magland).

Directrice d'une école maternelle de 4 classes, j'ai fait grève le 30 janvier. J'ai été la seule de toute la commune! (13 classes), mais je suis déjà la seule institutrice de mon école, alors...

Les PE me déçoivent, certains sont déja bien embourgeoisés.  Je suis vos échanges avec attention, je reviendrai vous lire et vous écrire,

Agnès Lenoire, école maternelle de Magland, Haute-Savoie

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Bravo pour ton excellent travail ! Je ne savais pas que tu étais si bien organisé !

Je diffuse les infos en espérant que nous serons plus nombreux mardi 6 février à l'école Maternelle Extérieur. Il est impératif que les syndicats n'interfèrent pas dans nos actions, du moins pour l'instant. Je pense que notre action a de la valeur et est relativement bien suivie car hors-syndicat.

Gardons lui une identité propre.

A bientôt !

Véra TUR, Ecole primaire Parc Bellevue - Marseille

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Bonjour à tous,

je ne suis qu'adjoint mais je vous adresse tous mes encouragements. Premièrement, je souhaite m'inscrire à votre diffusion de la bouteille à l'encre. Puis je désire vous transmettre, même virtuellement, mon soutien en tant qu'adjoint.
Car je pense que les adjoints pourraient se sentir plus motivés par la vie de l'école, et être plus solidaires avec leur directeur ou directrice.
Ma collègue directrice d'école primaire où j'exerce (je peux dire ma sans être possessif), ma femme directrice de l'école maternelle voisine, me montrent tous les jours que leur métier n'a rien d'ordinaire. Imprévus de tous genres, relations avec les parents, les élus, le personnel de service, les aides-éducateurs, les enfants de l'école et pas seulement ceux de leur classe, les collègues adjoints, l'inspecteur, l'administration ....

Amicalement, Philippe Biret, école de Beaumont (24)

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ENFIN UN COURRIER CRITIQUE !

Je souhaite que les 1064 directeurs d'écoles concernés par cette diffusion soient aussi énergiques pour écrire que pour agir en direction d'une reconnaissance par le ministre. Je suis défenseur d'une direction d'école sans statut de directeur, mais avec une reconnaissance en temps et financière.

Je pense qu'au-delà des tribunes libres exprimées ici, il y a l'action. Elle se construit, et dans la reconnaissance des instances interlocutrices du ministère. Eh oui! c'est le lot de la démocratie de reconnaître des représentants des personnels de syndicats, élus de surcroît.
Pourquoi les syndicats ne vont pas plus loin? Peut-être parce que les collègues revendiquent derrière un ordinateur, mais pas assez fort ailleurs pour être entendus.

Quel dommage toute cette énergie que le ministre ne mesure pas!
Cordialement. G. Planes école Puymaure à Gap

En réponse: Planqué derrière mon ordinateur, j'ourdissais mes complots diaboliques, etc... etc...

Plus sérieusement, côté action, nous avons réuni, en Janvier, plus de 100 directeurs sur Marseille, élaboré une plate-forme de revendications envers la Ville, rencontré 4 syndicats des Bouches-du-Rhône, rencontré la Direction de l'Education de Marseille, demandé rendez-vous à l'Adjointe au Maire et, vu son refus, occupé ses bureaux (en 1/4 d'heure, elle a accepté de nous recevoir) A cette occasion, nous avons bénéficié d'une couverture de la presse (La Provence, La Marseillaise, FR3 et M6). Pour anecdote, nous étions deux fois plus nombreux ce jour-là, sur la seule ville de Marseille que lors de la dernière manifestation intersyndicale, "regroupant" tout le département.

Tu admettras que cela ne fait pas mal, pour des feignants inactifs. Au fait, depuis décembre, qu'ont fait les syndicats dont tu nous parles ?

PS       Un correctif à ton courrier: la légitimité d'un syndicat ne tient pas au fait qu'il soit  reçu par un ministre. Elle réside dans la reconnaissance de son utilité qu'en font ses adhérents, et, plus largement, le "public" considéré. Et la nature a horreur du vide..

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            Pendant les vacances (entamées, en vue ou à venir), LA BOUTEILLE A L'ENCRE  continue de s'épandre. Le numéro 7 est en préparation; il n'attend que vos courriers à l'adresse         thierryfabre@worldonline.fr         si l'envie vous en prend ou s'il pleut trop, ces quelques jours de répit.

 

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