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1992-1996  : Achat de matériel pédagogique et scolaire suivant une demande des enseignants de la circonscription scolaire de Savé.

L’ensemble du matériel acheté sur place correspondait au programme scolaire en vigueur ces années là.

Organisation d’une correspondance scolaire et de parrainage de classe entre écoles françaises et écoles du Bénin.

 

1997-2000  : Réfection de bâtiments scolaires de la circonscription de Savé, (toiture, fabrication locale de mobilier, revêtement mural).

Construction d’une école à Boubouhou avec la participation des villageois.

l'école de Boubouhou

Création d’un disque de chants traditionnels, interprétés par des écoliers, conçu à partir d’enregistrements réalisés dans plusieurs écoles. Sa vente en France devrait permettre de construire une nouvelle école au Bénin.

 

FONCTIONNEMENT DES ECOLES PRIMAIRES

L'école primaire, telle qu'elle fonctionne actuellement au Bénin, est un peu l'héritage du colonialisme. Les Français avaient installé des écoles jusqu'en 1960 et bon nombre d'entre elles fonctionnent encore aujourd'hui (les locaux sont souvent très dégradés, faute de moyens pour les entretenir).

Dans les années 1970, le régime Kérékou mit en place "l'école nouvelle". L'idée était généreuse et consistait en la multiplication des écoles primaires dans les campagnes et en l'envoi de "Jeunes Instituteurs Révolutionnaires". Ces J.I.R. étaient recrutés après avoir réussi l'épreuve du BEPC et bénéficiaient d'une formation symbolique de 15 jours. Par ailleurs, les lycéens qui devaient entrer à l'université et qui n'avaient pas encore effectué leur service national, étaient envoyés dans les campagnes comme instituteurs avant leur entrée à l'université.

Ces jeunes instituteurs étaient trop mal formés, ils n'avaient aucune connaissance pédagogique, un niveau scolaire faible et manquaient souvent de motivation. Cela entraîna l'effondrement du système éducatif béninois. Bien des parents n'envoyèrent plus leurs enfants à l'école; l'état, en banqueroute, ne pouvait plus payer les instituteurs, l'expérience fut abandonnée en 1985. A compter de cette date, les maîtres furent recrutés parmi les anciens J.I.R. et envoyés pendant un an dans les écoles normales.

Célestin Adimi YAÏ fait chanter des élèves de l'école de Boubouhou sous le manguier

Depuis 1990, l'école primaire est une des priorités du nouveau régime. Voici les grandes priorités dégagées par les états généraux de l'éducation:

· égalités des chances (donc effort particulier pour les filles qui sont moins scolarisées que les garçons)

· renforcement de la qualité de l'enseignement

· promotion de l'école privée

· introduction de la formation à l'auto emploi.

La mise en oeuvre de cette volonté se heurte au manque de moyens financiers, bien que l'état réserve 33% de son budget à l'éducation (tous niveaux confondus). Les finances allouées aux écoles primaires sont absorbées à 95% par les salaires. On notera ici la mauvaise répartition des crédits entre les différents degrés (héritage de l'ancien régime). Le premier degré, qui prend en charge 83% des jeunes scolarisés,, ne bénéficie que de 40% du budget de l'éducation.

Le nombre d'enseignants est insuffisant et va en diminuant car les mesures préconisées par le F.M.I. (Fond monétaire international) interdisent l'embauche de nouveaux fonctionnaires. Les partants ne sont pas remplacés.

Une classe en plein air à Savé

L'état des locaux scolaires est désastreux: pendant le régime de Kérékou, l'état n'a pratiquement pas construit ou rénové d'écoles. L'entretien des bâtiments a été confié aux associations de parents d'élèves qui ont rarement pu faire face à la dégradation des locaux.

Voici comment se passe généralement la construction d'une école, dans ce pays à la démographie galopante:

Dans chaque village, dans chaque quartier, les adultes se réunissent en association de parents d'élèves et commencent par construire des classes en terre de barre ou en banco, recouvertes d'un toit en palmes tressées. Ces constructions relèvent plus de la cabane que de la salle de classe.

Quand l'instituteur nommé arrive, les parents paient une cotisation de 1020FCFA à la coopérative scolaire, par enfant envoyé à l'école. Cet argent sert à équiper les classes en bancs, bureaux et tableaux (généralement un peu de ciment lissé sur un mur, peint en noir). Selon des estimations nationales, 30% des élèves ne disposeraient ni de bancs, ni de tables.

Lorsque l'école a plusieurs années, qu'elle est un peu équipée et que la coopérative scolaire a pu faire des économies, on construit une classe en dur, avec des briques et un toit en tôles. Plus tard, lorsque les économies le permettront, viendront une porte et des fenêtres à claies.

Dans ces conditions, on comprend que pour obtenir plus de moyens, les enseignants acceptent de prendre jusqu'à 80, 90, voire 100 enfants par classe. Ceci au dépend de la qualité de leur enseignement, bien sûr.

On comprendra mieux ainsi que le rendement soit très mauvais et que seulement un enfant sur trois inscrits à l'école primaire arrive à la fin de ce cycle. De même, à peine plus d'un enfant sur dix réussit son certificat d'études. Cette situation est grave car l'école apporte aux enfants et aux familles une espérance de promotion sociale que l'arrêt de la scolarité anéantit or plus un enfant a fréquenté l'école, moins il accepte les travaux des champs, le retour à la terre étant vécu comme un échec.

Notons que le Bénin n'a que 41% de ses enfants qui atteignent la cinquième année d'école primaire.

 

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