patrimoine de la Bastidonne

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Les monuments

La magnanerie - La chapelle de St Julien - L'église - Le prieuré du grand Réal

La magnanerie

L'élevage du ver à soie, constituait au 18e et 19e siècle une des richesses les plus importantes du village.

Pour cette exploitation on a construit à la Bastidonne une magnanerie qui est toujours en bon état de conservation.

En Provence on appelle la chenille " magnan " d'où la magnanerie (lieu d'élevage des vers à soie).

L'élevage de vers à soie durait de 36 à 40 jours ; la récolte s'effectuait en général en juin.

En 1758 un arrêté important a été adressé aux communautés, dont la Bastidonne, demandant de développer l'élevage du ver à soie.

L'industrie de la soie fut à son apogée de 1815 à 1850. Cet élevage fut arrêté de 1850 à 1870 à cause de la maladie du ver.

C’est en 1914 qu’a eu lieu la dernière livraison de cocons à la Bastidonne.

 

La chapelle de St Julien

La chapelle a été bâtie de 1620 à 1656. La construction dura 30 ou 40 ans.

Cet ermitage ne fut habité qu'une centaine d'années, jusqu'à la Révolution française.

La chapelle désaffectée et l'ermitage déserté tombèrent peu à peu en ruines vers 1800 ou 1810.

On pense que le tremblement de terre de 1812 accéléra leur destruction.

En 1912 au cours de l'été la chapelle s'écroula.

La statue de St Julien, récupérée dans les ruines par les habitants du village, est visible à l'église Notre-Dame de Bonaventure, à gauche de l'autel.

Le conseil municipal décida la restauration des ruines de la chapelle de St Julien et l'aménagement de ce site agréable qui offre aux promeneurs une vue panoramique sur le Luberon et la vallée de la Durance. Cette restauration débuta en juin 1990, continua au printemps 1991, puis en 1992. Encore aujourd’hui, elle continue d'être restaurée.

 

L'église

L'église romane de la Bastidonne date de 1240-1250. On ne sait pas exactement qui l'a construite : ce serait le prieur de la Tour-d'Aigues ou le seigneur des lieux...

En 1486 elle devint église paroissiale avec fonds Baptismaux et cimetière.

La communauté paroissiale apporta diverses modifications et transformations.

Notamment :

    -En 1656 la construction d'un petit collatéral droit voûté d'arrête.

    -En 1686 à 1715 l'agrandissement de ce collatéral.

    -En 1762 la pose de la première horloge.

    -En 1842 la construction d'une nouvelle sacristie.

En 1801, la tribune menaçait de s'écrouler ; deux ans plus tard, la détérioration de l'église en général et du presbytère s'aggravait. Le conseil municipal décida alors d'entreprendre la restauration de l'église avec l'aide financière des habitants. La première tranche des travaux commença en 1966, elle se poursuivit en 1974 et 1977.

En 1992 la municipalité décida de remplacer l'horloge.

Aujourd'hui l'église de la Bastidonne n'a plus de curé attitré, c'est le curé de la Tour- d'Aigues qui vient prononcer quelques cérémonies.

 

Le prieuré du grand Réal

 

La date de construction du Grand Réal est encore inconnue, mais il est probable qu’elle se situe avant le 10ème ou 11ème siècle.

Le prieuré de Notre Dame de Réal appartenait, au chapitre de la cathédrale d’Aix en Provence, qui en fait mention en 1186. Plusieurs moines y habitaient.

En 1196, le prieuré et le domaine furent cédés en gérance à l’abbaye de Lure.

En 1556, Jean-Louis de Bouliers annexa le domaine.

En 1634, le prieuré devint en très mauvais état.

En 1654, l’édifice tomba en ruines.

A la révolution française, le prieuré fut vendu comme bien national.

Le prieuré du Réal a été racheté en ….. par ….. .

A partir de …………. le prieuré du Réal est devenu un centre d’aide pour le travail, le C.A.T est ses pensionnaires psychotiques ont choisi comme thérapie et mode d’insertion dans la société diverses activités autour de la ferme du Grand Réal :

    -agriculture traditionnelle et élevage de basse-cour,

    - laiterie et fromage

    - l’auberge qui connaît un grand succès avec son menu provençal.

C’est l’association de la Bourguettte qui dirige le C.A.T.

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